On ne peut récolter que ce qu’on a semé.

vendredi 12 septembre 2014
par  Le Président

Lors des élections présidentielles de 2012 ( voir ici : « Des présidentiables » ) nous avions choisi de soutenir le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, parce que dans le programme L’Humain d’abord figuraient des résolutions justes pour le maintien et la défense de la laïcité, alors qu’elle avait été dangereusement remise en question sous Sarkozy ; on garde en mémoire son discours anti-laïque de Latran : « C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue fille aînée de l’Église » pour ne citer que cet extrait dans lequel il cite la pseudo-historique allégorie d’allégeance à la papauté ; quant à nous, nous opterons plutôt pour le sens que lui donna Victor Hugo en 1848 répondant à l’attitude de Pie IX : « Ne l’oublions pas, ne l’oublions jamais, la civilisation du monde a une aïeule qui s’appelle la Grèce, une mère qui s’appelle l’Italie et une fille aînée qui s’appelle la France. »

Or depuis deux ans, la situation sociale et politique s’est dégradée, alors qu’au contraire elle était annoncée par le gouvernement socialiste, comme porteuse de changements immédiats ; la gauche, celle du « Front », paraît elle aussi se fragiliser dans de regrettables mesquineries de responsabilités.

On a vraiment le sentiment insupportable et affligeant que l’histoire se répète sempiternellement au sein de la Gauche française et qu’aucune analyse socialo-communiste n’est à-même de pouvoir trouver un consensus véritablement satisfaisant pour imposer une cohésion de lutte face à un capitalisme antisocial et guerrier à tous les sens du terme.
On ne peut récolter que ce qu’on a semé.

En effet, lors du deuxième tour des élections présidentielles, nombreux ont été, dans le Front de Gauche, ceux qui ne souhaitaient pas un vote pour François Hollande sans condition.

 Le Front de gauche a été créé en 2009 dans le but précisément de se démarquer enfin des positions trop réformistes du Parti socialiste ; et après l’impact important des manifestations du FDG et avec l’écho qu’il reçut dans le monde du travail, il était impossible d’avaliser purement et simplement, en bloc, le programme du PS sans se renier littéralement. C’était refaire un 2002 !
La condition première, puisqu’il était question alors d’une sorte de « coalition » à gauche, aurait dû être que Mélenchon fût Premier Ministre ; la deuxième, que des points essentiels du programme du FG, comme par exemple le changement de Constitution et la sortie de l’Otan, fussent inscrits dans les objectifs de ce gouvernement. Sans cela il était sûr et certain que le réformisme du PS accepterait rapidement les concessions des organisations patronales et des multinationales – car tel est le réformisme – leur permettant ainsi de garder le réel pouvoir pour elles : c’est exactement ce qui se passe.
Alors aujourd’hui on récolte ce qu’on a semé.

Ce mois d’octobre, il y aura 80 ans, le PCF créait le « Front populaire » ; revisitons avec beaucoup d’attention ce moment de notre histoire qui apporta socialement tant au peuple, pour ensuite le conduire, avec le socialiste Blum à sa tête, à une « drôle de guerre » !

Il faut revenir à la raison et à son expression qui passe par l’application de la loi dans la république française.

Ainsi dans le maintien du principe universel de laïcité pour lequel nous nous investissons, comme dans la laïcisation du Panthéon, chacun peut s’apercevoir combien le dialogue est difficile avec l’État socialiste, alors que les faits historiques sont irréfutables et, ne demandent point de négociations, de discussions et que par conséquent la solution est légalement réglable ; c’est regrettable car le doute s’installe dans la confiance politique envers ceux dont la fonction est de respecter et faire respecter les lois de la République.

Aussi à un moment donné il convient de mettre en accord ses actes avec ses idées.


Commentaires

Brèves

4 mars 2014 - Football et laïcité en France

Communiqué de la FFF en date du 01/03/2014
La Fédération Française de Football, Association membre (...)

10 avril 2011 - ENCORE UNE ÉGLISE QUI DISPARAÎT

(AFP du 8. 4. 2011)
À l’avenir à Vandoeuvre-lès-Nancy, en Meurthe-et-Moselle, ceux qui (...)

6 avril 2011 - UN GESTE DE MAUVAIS GOÛT

(AFP du 6 avril 2011)
Le chef de l’Église catholique belge, l’archevêque André-Joseph Léonard, a (...)