L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ? (1)

dimanche 12 octobre 2014
par  Laurent Gensac

Décidément le religieux n’en finit pas d’occuper la scène internationale, notamment au Proche et Moyen Orient ; régulièrement les massacres succèdent aux massacres : Palestine, Irak, Syrie. En chef d’orchestre de cette abomination Barak Obama, qui prévint dès son investiture, que rien n’avait changé depuis le règne du petit Busch et déclara que « Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine… elle livre un combat décisif contre les successeurs des fascistes, des nazis et des communistes, c’est le combat du XXIème siècle qui peut être aussi dur qu’Omaha Beach ou Guadalcanal… Si nous abandonnons le combat dans les rues de Bagdad, demain nous devrons affronter les terroristes dans les rues de nos villes. »

Ma parole ! Il est atteint, lui aussi, d’amnésie générale ! Il oublie tout à coup les atrocités que son pays a commises au nom de Dieu : Hiroshima et Nagasaki ! 270 000 civils morts en quelques secondes en août 45, pour seulement savoir ce que produisent ces bombes sur l’être humain ! Puis dans la foulée ce sont les guerres de Corée et du Vietnam où ils expérimenteront le napalm, les gaz toxiques et autres défoliants ; des morts encore et encore !

Et en 2009 ce monsieur ose accepter le prix Nobel de la Paix !

Comment accorder un quelconque crédit à ses déclarations, car enfin où sont donc les bases militaires du Djihad ( soldats de la « guerre sainte » ), de cet EI, « État islamique ou Émirat ou, selon son vocable, l’ISIS ( Islamic State of Irak and Greater Syria ) stationnant en nombre dans les eaux proches des USA tant à l’ouest comme à l’est mettant en péril sa nation et lui permettant de tenir un tel discours ? Par contre Monsieur Obama se garde bien d’évoquer le danger de guerre, la troisième mondiale peut-être, qu’il entretient avec l’OTAN et ses propres bases militaires situées depuis longtemps dans les mers et océans proches de la Russie et de la Chine.

Mais d’ailleurs jusqu’à présent, de cet État islamique éminemment dangereux, il n’en fut jamais question : d’où sort-il ? Un « État » ce n’est pas rien : il faut au moins un peuple qui ait un territoire déterminé, ce ne peut être le résultat d’une génération spontanée d’individus, qui de surcroit serait présent en Irak mais aussi en Syrie et même en Algérie ; après la guerre commencée en Irak en 2003, sans mandat de l’ONU par les États-Unis et le Royaume-Uni, suivis de quelques autres, et une occupation jusqu’en 2010-2011, dans les combats incessants qu’on sait, on est en droit de se demander comment il pouvait encore y exister des « terroristes » si organisés et si armés qu’on le dit pour créer un tel « Etat islamique ».

On se rappelle que l’été 2013 notre président de la République était prêt à partir en guerre en Syrie ; tout de suite après son élection il avait rendu visite à Obama et il déclara à son retour : « Il faut que Bachar el-Assad s’en aille ! ». Mais la chose ne put se faire, non pas parce que les Français avait dit « non » à une telle horreur : ils n’avaient pas été consultés ! Mais chez les autres : USA et Royaume-Uni, Australie, Afrique du Sud, entre autres qui démocratiquement consultèrent leur gouvernement, la réponse fut négative. Un vrai et magnifique camouflet ! Un NON catégorique à la guerre.

Et voilà que tout à coup, pratiquement un an plus tard, ce 28 août dernier, François Hollande reprend le ton d’un chef de guerre déclarant à nos ambassadeurs à propos des troubles en Irak qu’ : « Au cœur du Moyen-Orient, une organisation barbare tente de prendre la dimension d’un État pour y imposer un califat. » ( 1)

Et au fil des mois cette idée d’un État djihadiste , largement véhiculée par la médiacratie très complaisante, a donné corps à l’ « EI » : l’« État islamique ».

On connaît la suite et même la chanson. N’ayant pu intervenir militairement avec l’accord de leur gouvernement la France et les États-Unis ont à présent le prétexte idéal pour justifier leur éventuelle pénétration en Syrie, via l’Irak ; mais dans le fond, l’Irak ne serait-il pas – après Israël – une espèce de 52ème État des USA : et en somme l’EI, un « État » dans l’État, tant il vrai que les frappes aériennes conduites par la coalition n’empêchent nullement la progression de l’EI ; au contraire même puisqu’à présent le conflit a atteint la Syrie.

Alors bien sûr il y a des exactions, ces décapitations, que l’on présente comme actes de barbarie commis par des djihadistes, ce qu’ils sont naturellement ; quant à savoir, dans un monde où tout le monde ment, c’en est même la règle du jeu, qui les a commis réellement et dans quel but… Tout est imaginable mais n’enlève rien à la réalité qui veut que « EI » apparaît de plus en plus comme un « Cheval de Troie » accomplissant le rôle qui lui est demandé : porter le conflit en Syrie afin que puisse se réaliser ce que les demandeurs-accapareurs nomment le remodelage du Moyen-Orient élargi.

(1) Le Monde, 28/08/2014

Laurent Gensac


Commentaires

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
jeudi 21 mai 2015 à 14h22 - par  Laurent Gensac

Ainsi donc, nous avons la confirmation aujourd’hui avec les prises de Palmyre en Syrie et autres par le « famous » Etat islamique, grâce à un armement ultra perfectionné difficile à contrer, que la Coalition occidentale ne lutte pas contre cet Etat islamique mais qu’elle l’a créé et qu’elle soutient.
Il suffit d’entendre les media low cost français se réjouir de cette « défaite » de Bachar el-Assad, alors qu’ils devraient s’inquiéter, en toute logique, que Daech ne soit pas encore anéanti par les forces exceptionnelles de la Coalition, puisqu’il est la source même du terrorisme international, ce terrorisme qui a frappé la France en janvier !!!
 
On comprend peut-être mieux alors le retour ce 19 mai à Toulon du porte-avion Charles de Gaulle, après seulement quatre petits mois passés dans le Golfe persique à traquer justement ( mais ici « juste » « ment » ) l’Eat islamique avec ses Mirages et autres. De toute évidence son objectif n’était pas de combattre l’EL, mais de lui apporter l’aide militaire dont il a besoin pour déstabiliser la République arabe syrienne ; c’est d’ailleurs ce que qu’avait noté le président Assad quand il constatait en mars dernier que l’EL « s’était renforcé en frappes aériennes. »
 
La vérité apparaît forcément chaque jour un peu plus ; l’inquiétant c’est qu’une telle stratégie politique ne laisse rien augurer de bon, ni pour les peuples du Proche et Moyen Orient, ni pour la France, ni pour la paix dans le Monde.
 
Laurent Gensac.

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
dimanche 17 mai 2015 à 20h24 - par  Le Président

La farce macabre de ce famous État islamique ou Daech, continue !

D’ailleurs il n’y a aucune raison pour qu’elle s’arrête tant elle est entretenue dans un décervelage permanent, par les fidèles perroquets de l’information en liaison avec les services de renseignements de la non-moins famous Coalition internationale.

En effet, ces extraordinaires-extraterrestres combattants de ce groupe, qu’aucune frappe de la famous Coalition n’atteint qu’au compte-goutte, s’apprêtent, paraît-il, à démolir la cité antique de Palmyre en Syrie*. Et cela au su et au vu de tous…puisque les journaleux qui travaillent dans les conditions terrifiantes que l’on imagine l’écrivent* ; ils rapportent même que ces tueurs ont récemment encore abattus une cinquantaine de civils syriens, et neuf enfants, au nez et à la barbe de la famous Coalition.

Et ils en déduisent logiquement que c’est là un nouvel et cuisant revers militaire pour la Coalition, qui une fois encore n’a pu malheureusement intervenir à temps contre cette percée de Daech qu’ils traquent pourtant avec les moyens considérables que l’on sait depuis le mois d’août dernier.

Et non ! Ce nouveau revers cuisant il est pour Assad, qui risque de voir les djihadistes étendre tranquillement leur influence dans l’Est et le Nord de son pays.

C’est bien toujours la même rengaine sur cette drôle de guerre, sur cette mascarade, sur ce Cheval de Troie dont on voudrait nous faire les complices en agitant, en plus, le drapeau mobilisateur du « 11 janvier ».
Non Messieurs, plus personne n’est dupe de cette supercherie ! Faites la paix, non la guerre.

*Aujourd’hui en France, 17/05/2015

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
lundi 9 mars 2015 à 12h04 - par  Le Président

Hier soir encore on a pu voir sur BFM et Cie des images récentes, fort nombreuses et variées, de ces démolisseurs-saccageurs d’œuvres arts monumentales en Irak ; bien que n’étant pas un grand spécialiste de la pierre et de la pierre sculptée, car il s’agit bien d’objets d’art sculptés dans le matériau pierre, des doutes sont permis : d’abord les outils de démolition utilisés ne paraissent pas les mieux adaptés et ensuite la consistance du matériau répandu ressemble à s’y méprendre, à du plâtre, vraiment ! plutôt qu’à des blocs de pierre en poussière.

Ce qui laisse à penser que peut-être ce ne sont là que des copies des œuvres originales, mais qui pourraient être suffisamment crédibles pour berner les naïfs et autres crédules, afin de justifier l’intervention, non pas contre cet état islamique fantoche, allez quel substantif voulez-vous ? prenons pour aujourd’hui celui de Daesh ! mais contre la Syrie, pour les raisons qui ont déjà été évoquées ici.

Sinon, à qui fera-t-on croire que les forces de la coalition n’ont pas la connaissance, et surtout n’ont pas les moyens militaires pour faire cesser illico ces « saccages ».

Le leurre est trop visible, il ne convainc personne.

Le président

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
samedi 7 mars 2015 à 17h55 - par  YM

cet article sort du Monde, il y a pas mal de grands amis de l’islam au monde diplomatique : Alain Gresh par exemple...ami de l’islamo-collabo notoire Edwy Plenel...

L’EI est à ma connaissance une création de l’Arabie Saoudite cherchant à se préserver des chiites.
Mais il semble que le montre se retourne contre ses créateurs...

Le présent site d’"athéisme" me laisse pensif !

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
samedi 28 février 2015 à 22h09 - par  Le Président

OUI LES MASQUES TOMBENT

Cette fois il semble bien que les « masques », comme l’écrivait ci-dessous Gérard, soient tombés pour de bon.

En effet, il aura fallu le déplacement en Syrie ces jours derniers ( 25 février ) de quatre parlementaires – dont un membre du PS, président du Groupe d’amitié France-Syrie à l’Assemblée nationale. Quand même ! – désireux de s’entretenir avec le président Bachar el-Assad, pour que la vérité jaillisse.

Elle viendra de la réaction subite et violente de François Hollande et Manuel Valls envers ces parlementaires, ces pelés, ces galeux, d’où venait tout le mal d’aller s’entretenir avec le « boucher » de Syrie ! « avec un dictateur », quel crime abominable ! Leur peccadille sera jugée un cas pendable, on le leur fit bien voir.

Mais en même temps le gouvernement avoue que l’intention d’abattre Bachar el-Assad et d’occuper la Syrie est bien encore à l’ordre du jour : « Il faut que Bachar el-Assad s’en aille ! » avait affirmé Hollande au retour de sa première visite à Obama en mai 2012. Mais ne pouvant alors engager cette guerre on créa, avec les USA, ce fameux Etat islamique, ce « Cheval de Troie ».

C’est tellement vrai que dernièrement ( 25 février ) les « Rafales » du porte-avion Charles de Gaulle arrivé aux abords de l’Irak, ont déjà largué leurs premières bombes sur les djihadistes du groupe EI.

On ne sait si ces frappes ont atteint leur but, mais ce qui est sûr c’est qu’elles n’ont pas aperçu ces djihadistes, alors que les images ont fait le tour du monde, qui cassaient à grands coups de masses les œuvres d’art de ce pays qui fut un des berceaux de l’humanité.

Et l’on parle de « faute morale »* envers ces députés ; mais qui commet vraiment les plus grosses fautes morales : celui qui agit au vu et au su de tout le pays ou celui qui dissimule ses véritables intentions afin de tromper le peuple.

*Manuel Valls

Le président

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
vendredi 20 février 2015 à 09h44 - par  Laurent Gensac

OUVRONS LES YEUX !

Certains pensent que les assassinats commis en janvier à Paris, et à présent au Danemark sont, dans la continuité, une réponse à la politique néocolonialiste menée par les USA, le Royaume-Uni et la France notamment au Proche Orient et en Afrique. Et ces djihadistes criminels qu’ils faut à tout prix exterminer, ne seraient en fait que des tueurs du fameux Etat islamique qui sème la mort par la décapitation un peu partout ( surtout dans les pays où il est assez facile de pénétrer ), comme dans la Libye d’aujourd’hui qui vit dans un « chaos » permanent depuis la remarquable intervention militaire française dirigée de main de maître par le couple Sarkozy-BHL pour le bien du peuple libyen avec la bénédiction d’Obama : « Nous nous réjouissons de l’annonce de la libération du pays, la formation rapide d’un gouvernement intérimaire, et une transition stable vers les premières élections libres et équitables en Libye » (Déclaration du 20/10/2011 )

Pourtant c’est là, en Libye qu’une une dizaine d’Egyptiens chrétiens qui avaient fui semble-t-il l’Égypte ont été décapités* , et tout cela filmé sans problème, avec en prime la photo de leur drapeau. D’ailleurs on ne rapporte jamais l’arrestation ou la mort de ces massacreurs qui parcourent la (les) région(s), jusqu’au Japon !!, malgré les prétendues « frappes » de la « coalition » internationale qui les poursuit sans relâche.

En même temps on constate que l’on ( les journalistes ) ne désigne plus ces tueurs comme membres de l’Etat islamique, mais comme faisant partie du Groupe Etat islamique ; ce qui veut dire en clair qu’il n’y a plus un « Etat », mais un « Groupe », des « Groupes » mercenaires qu’on ne peut saisir, mais qui apparaissent comme l’excellent prétexte pour mener l’intervention militaire en Syrie demandée depuis 2013 ; il est alors permis d’en déduire que ces tueurs sont à la solde de ceux-là même qui prétendent les combattre.

C’est ignoble ; mais la guerre est ignoble, surtout quand elle a une couverture religieuse !

Rappelons-nous ce que disait G. Busch en 2001 pour justifier l’intervention des USA en Irak : « Nous allons débarrasser le Monde des forces du Mal », et en 2006, comme nous l’avions déjà rappelé, il enfonçait le clou en effrayant le monde entier « Si nous abandonnons le combat dans les rues de Bagdad ; nous devrons demain affronter les terroristes dans les rues de nos villes. »

Ainsi l’idée du fameux « Cheval de Troie » ( le piège fonctionne toujours) se déplaçant si facilement fonctionne à merveille ! Elle sert, dramatiquement mais uniquement, d’exutoire, à ce qui est toujours à l’ordre du jour, savoir : mener en façade une guerre contre l’EI pour mieux la faire en réalité en Syrie ; cela afin que le pipe-line du pétrole irako-étatsunien puisse au plus vite traverser la Syrie jusqu’en Europe, via la Turquie, pour le plus grand profit du pétrodollar, et pour porter en même temps un coup sévère à l’économie de la Russie.

Après quoi on ne parlera plus de l’EI.

*AFP 16 02 2015

Laurent Gensac

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
dimanche 4 janvier 2015 à 10h09 - par  Gérard

La supercherie de l’EI
doit cesser.

Aujourd’hui, ce « Cheval de Troie » qu’est l’EI a permis le déplacement de la mort, d’Irak en Syrie ; ce ramassis de mercenaires passe sans problème entre les tirs ( à blanc comme de bien entendu ) de la coalition dont le but réel demeure l’occupation totale de la Syrie et la fin de la République arabe, afin d’envisager une reconfiguration de la région.

Ainsi l’Observatoire syrien des droits de l’homme ( 3 ou 4 individus, opposants à la République arabe de Syrie, au chaud dans un bureau à Londres ) insiste-t-il sur les prouesses mortifères de l’EI : 2000 personnes ( ? ) auraient été exécutées par balle, par décapitation ou lapidation, et quelque 600 combattants pro-républicains syriens simplement tués…Voyez la nuance. Mais il demeure plus discret sur les « frappes meurtrières de la coalition », pourtant tellement bien équipée en hommes et en matériel ; avec des drones notamment, cette merveilleuse arme qualifiée de fatale contre les djihadiste ; à ça c’est sûr ! Sale bestiole ; cependant à ce jour elle n’aurait pu éliminer qu’un chef de l’EI ! Son identité est même connue : Mokhtar Belmokthar. Et ce depuis le 28 août 2014, jour où François Hollande a appelé à la mobilisation !

Ôtez le masque, Messieurs, votre supercherie vous accuse.

Ce n’est pas ainsi qu’on lie des liens avec d’autres états, surtout quand on se prétend porteur des droits de l’homme ! Et soi-disant universels !
Pourtant ON laisse faire, on fait semblant de ne pas comprendre, de ne pas entendre ; quoiqu’il n’y ait rien, ou si peu à entendre, les chiens de garde de l’information veillant adroitement et même gauchement, à ce que les citoyens demeurent dans l’ignorance des faits ; quoi ? La guerre ? Où ça ? Parlez-moi plutôt de la neige et du temps qu’il fera demain.

Document joint :  dsc00934.jpg
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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
lundi 27 octobre 2014 à 18h46 - par  sylvaine

Au lieu de s’acharner à donner une réalité à ce "Cheval de Troie" qui piétine toujours, alors qu’ils affichent ouvertement leurs intentions néocolonialistes sur la Syrie, Hollande et Obama, devraient plutôt suivre les conseils intelligents que leur adressent les Chinois par l’intermédiaire du Quotidien du peuple pour finir ce qu’ils ont commencé, si vraiment ils pensent ce qu’ils disent :

Alors n’y a-t-il vraiment aucun moyen de faire face ? Il y a pourtant bien un moyen. C’est de coopérer avec le gouvernement syrien. L’armée gouvernementale syrienne est une force de combat très efficace. Au cours des trois dernières années, elle s’est battue contre les groupes extrémistes islamiques, elle a lutté efficacement contre ces fondamentalistes qui cherchaient à attaquer le sud et la capitale du pays, et a accumulé une riche expérience au combat.

Si les États-Unis et leurs alliés admettent leurs erreurs passées d’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie, qu’ils tendent la main au gouvernement syrien de Bachar el-Assad pour apporter le soutien nécessaire aux forces gouvernementales, afin qu’il puisse envoyer des troupes pour lutter contre les extrémistes islamiques, il sera possible dans un court laps de temps de détruire les bastions de l’État Islamique dans le pays ou de les expulser de Syrie. Sinon, il sera bien difficile de mettre fin à la guerre à court terme, et cela risque de plonger toute la région du Moyen-Orient dans la crise. Ainsi, dans la nouvelle situation qui s’offre à nos yeux, non seulement Bachar el-Assad n’est pas l’ennemi de l’Occident, mais il peut devenir son allié dans la lutte contre l’Etat Islamique.

Hélas, l’Occident, sous la houlette des États-Unis, n’est peut-être pas en mesure de réaliser, ou ne veut tout simplement pas admettre ses erreurs, par peur de perdre la face, par peur d’être ridiculisé aux yeux de ses alliés au Moyen-Orient. Ce n’est pas important. Au moins aux États-Unis peuvent-ils mettre fin à leurs actes hostiles à l’encontre du gouvernement syrien afin de promouvoir le processus de réconciliation politique en Syrie, afin d’éteindre les dissensions causées par les différentes factions, et que les réfugiés puissent retourner dans leurs foyers le plus tôt possible. Mais si les États-Unis ne sont pas prêts à se résoudre à cette évidence, alors ils ne pourront qu’être de plus en plus enlisés dans le bourbier de la guerre.

Ren Yaqiu

Le Quotidien du Peuple

Le 14 octobre 2014

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L’État islamique : le « Cheval de Troie » des USA ?
lundi 20 octobre 2014 à 18h10 - par  Gérard Charton

Il semble bien aujourd’hui que cette hypothèse du « cheval de Troie » prétextant une lutte contre un « état islamique » très indéfinissable, serve réellement aux USA et à la France à reprendre la lutte armée contre la Syrie ; ce que les gouvernements de la communauté internationale leur avaient, par leur vote, interdit.

En effet les propos tenus hier au Quatar par le ministre français de la défense Le Drian, sont assez clairs sur ce point : « En Syrie on ne doit pas choisir, a-t-il déclaré avec son homologue quatarien, entre une dictature sanguinaire et un terrorisme assassin. * » ; tout de suite il désigne le vrai but de sa guerre : la Syrie.
Alors que jusque là il s’agissait uniquement de débarrasser l’Irak de l’Etat islamique ! Mais comme cet état est doué d’ubiquité il est aussi en Syrie, et même très précisément à Kobané, ville frontalière avec la Turquie, ça tombe bien !

D’ailleurs pour bien confirmer l’intention de la France d’entrer en guerre contre la Syrie de Bachar el-Assad, il ajouta : « Il y a une volonté d’éradiquer le terrorisme, d’éradiquer les dictatures et de faire en sorte que l’opposition syrienne s’organise et soit soutenue par la communauté internationale*".

*AFP 19/10/2014

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dimanche 23 novembre 2014 à 09h19 - par  zorgol

Bravo, à notre camarade Laurent Gensac pour sa perspicacité avec sa vision d’un Cheval de Troie - État islamique terroriste, attribué aux étatsuniens pour servir de prétexte à porter la guerre en Syrie !

En effet la diplomatie russe, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, vient

pratiquement d’adopter cette opinion en déclarant que :

« Il est possible... qu’il ne s’agisse pas tant d’une opération contre l’EI, que d’une préparation

à une opération pour changer le régime ( de Damas ), subrepticement, sous couvert de cette opération antiterroriste" et d’ajouter : « Les Américains affirment que le régime d’Assad

est un pôle important attirant les terroristes dans la région, pour justifier leur volonté de le renverser. Je pense que ceci relève d’une logique pervertie. » ( AFP, 22 décembre 2014 ) .

C’est à croire qu’ils ont consulté notre Site !

Mais, après tout, n’est-ce pas là le sens du mot internationalisme...

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mercredi 5 novembre 2014 à 15h16 - par  Le Président

Mais ce qu’il y a encore de plus surprenant, de plus étonnant, de plus inouï, de plus incroyable, c’est que cet état, qu’on le nomme Etat du Levant, Emirat islamique, ISIS, DAESH, ou EIIL, invisible parce que sans territoire, itinérant, non-localisable, en errance continuelle, composé tout au plus 40 000 combattants dont 20 000 seraient étrangers, parvienne à tenir tête, à une coalition de 22 pays les mieux armés de la planète !

Et de belle manière, ainsi le 2 novembre – vous me direz c’était le Jour des Défunts – ces djihadistes ont exécuté en Irak plus de 200 membres d’une tribu*, hommes, femmes et enfants, il y a même des images, alors qu’on pensait, du moins la coalition, qu’ils guerroyaient à Kobané en Syrie ! Ils sont vraiment très forts, insaisissables.

Mais qui peut croire à ça. Personne, ça sent trop le gaz…naturel de Syrie.

*AFP

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