Le Livre noir des religions

mardi 17 mars 2015
par  Le Président

Les Éditions de l’Épervier nous ont fort aimablement informés de la parution de leur dernier ouvrage intitulé Le Livre noir des religions.

Bien entendu nous en avons acheté un exemplaire étant déjà convaincus que « ni Dieu, ni le Diable, ni le Paradis, ni l’Enfer, ni l’Âme ne sont point ce que la Religion les dépeint, et que les Théologiens, c’est-à-dire, ceux qui débitent des fables pour des vérités, sont des gens de mauvaise foi qui abusent de la crédulité des peuples pour leur insinuer ce qui leur plaît. »( Traité des trois imposteurs )

Cependant la formule « Livre noir » n’est pas anodine, non seulement elle sous-entend généralement une critique radicale, mais aussi une connaissance exemplaire du sujet.

C’est pourquoi pour en rendre compte nous avons fait appel à notre ami et collaborateur, l’écrivain Roger Bordier, puisqu’il participa à la rédaction en 1998 du Livre noir du capitalisme. ( Éditions Le Temps des Cerises ).

Frank Henry Timour, Le Livre noir des religions, Les Éditions de l’Épervier, 2014, 514 p, 25 €.
- Collectif édition Epervier

Il est presque impossible de résumer ce gros ouvrage, à bien des titres si remarquable, ou bien il y faudrait une pensée et une écriture si denses que cela reviendrait à l’écrire à nouveau. Ce n’est pas la peine, puisque le voici, et également en ce qu’il découvre un savoir.

Car c’est là une belle pédagogie, étonnamment précise et documentée, sur la nature réelle des religions. Bâties sur le crime ( souvent ritualisé comme dans la préhistoire ) , à l’origine de bien des guerres, elles se sont imposées à travers les siècles, non par la pensée comme on voudrait le faire croire, mais par la soumission, la peur, le châtiment, la menace.

C’est donc moins une adhésion humaine spontanée qu’une contrainte habile et systématique qui explique le succès relatif ou non, des différentes formes religieuses à travers l’histoire. L’auteur démontre tout cela avec un talent et des connaissances qui impressionnent. Il parle d’un espace sans Dieu. Il y eut aussi un espace pour Dieu seul. Ainsi, l’on a longtemps cru en France, en particulier dans la première moitié du XIXème siècle, que les séductions liturgiques perdraient beaucoup de leur effet sous la pression du déisme voltairien. Il n’en fut rien ; on le voit chaque jour.

Ce livre noir nous en apprend beaucoup sur la force d’une organisation qui ne domine l’homme que pour se l’approprier.

Roger Bordier


Château de Montségur ( Ariège ) Haut lieu de l’holocauste du catharisme 16 mars 1244 par Louis IX dit Saint Louis roi par la grâce de Dieu
et par les Croisés de la sainte Église catholique, apostolique et romaine.

Au premier plan l’emplacement des bûchers : « Lou prat deis Cramats » en occitan
( Le pré des Cramés )


Commentaires

Brèves

4 mars 2014 - Football et laïcité en France

Communiqué de la FFF en date du 01/03/2014
La Fédération Française de Football, Association membre (...)

10 avril 2011 - ENCORE UNE ÉGLISE QUI DISPARAÎT

(AFP du 8. 4. 2011)
À l’avenir à Vandoeuvre-lès-Nancy, en Meurthe-et-Moselle, ceux qui (...)

6 avril 2011 - UN GESTE DE MAUVAIS GOÛT

(AFP du 6 avril 2011)
Le chef de l’Église catholique belge, l’archevêque André-Joseph Léonard, a (...)