EXPOSITION DARWIN - PARIS

Tradition- Evolution
vendredi 1er janvier 2016
par  Le Président

On ne peut mieux commencer ce nouvel an, après les moments passés à sanctifier les valeurs de la « tradition », qu’en annonçant l’exposition consacrée par la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, à Charles DARWIN ( 1809-1882 ) , en ce sens qu’elle présente l’homme de science comme le « naturaliste, père de la théorie de l’évolution  ».
Ouf ! Revenons vite sur terre car, comme le disait Engels « La tradition est une grande force retardatrice, elle est la vis inertiae (force d’inertie) de l’histoire. » dans son ouvrage Socialisme utopique et socialisme scientifique.

Cette remarquable exposition, réalisée en collaboration avec le Muséum national d’Histoire naturelle, nommée très justement : « Darwin, l’original » en référence à son ouvrage majeur l’Origine des espèces, ( 1859 ) fruit de longues méditations après une croisière scientifique sur les côtes de l’Amérique du Sud commencée en 1831, rappelle qu’elles conduisirent le naturaliste à affirmer que « l’Homme a des gènes en commun avec le babouin, et de fait, n’a pas été créé par une divinité suprême » ; ce qui provoqua dans le monde encore étroit de la recherche scientifique, surveillé de près par l’Eglise, une véritable « révolution » avec ses « détracteurs » et ses « supporters ».

Oui, il admettait qu’il existe ainsi dans la nature entre tous les vivants, végétaux et animaux, mais surtout entre les individus ou espèces les plus proches par leurs besoins, une « concurrence vitale », c’est-à-dire une sorte de lutte pour la vie, conduisant à une « sélection naturelle ».

Dans son ouvrage La Filiation de l’homme ( 1871 ) il notera aussi que « Les mêmes hautes facultés mentales qui ont tout d’abord conduit l’homme à croire en des agents spirituels invisibles, puis l’ont conduit au fétichisme, au polythéisme, et enfin au monothéisme, devaient le conduire infailliblement, tant que ses capacités de raisonnement demeuraient pauvrement développées, à diverses étranges superstitions et coutumes. Beaucoup d’entre elles sont terribles quand on y pense – comme le sacrifice d’êtres humains pour un dieu sanguinaire ; le procès de personnes innocentes soumises aux épreuves du poison ou du feu ; la sorcellerie, etc. – , et pourtant il est bien de réfléchir occasionnellement à ces superstitions, car elles nous montrent quelle dette infinie de gratitude nous devons aux progrès de notre raison, à la science, et à notre connaissance accumulée. »

Nous recommandons donc ardemment la visite de cette exposition-hommage.
Elle sera visible jusqu’au 31 juillet 2016 à la Cité des Sciences et de l’Industrie, 30, avenue Corentin Cariou, 75019 PARIS.
- Tél : 0140057000
- Horaires : 10h-18h mardi-dimanche, 10h-19h dimanche
- Tarifs : 12€, 10€ -26 ans, étudiants et +60 ans, gratuit -6 ans, handicapés, chômeurs

Le président

Commentaires

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EXPOSITION DARWIN - PARIS
vendredi 18 mars 2016 à 18h51 - par  Olivia Dune

Si cette exposition tient ses promesses quant aux recherches de Darwin sur l’évolution des espèces et l’apparition de l’homme indépendamment de toute mystique, on ne peut pas en dire autant sur sa présentation.

En effet, là où la recherche éclabousse de lumière, on plonge ici le visiteur dans des couloirs ténébreux et tortueux ; là où la pensée s’exprime avec rectitude, on déambule dans des sortes de boyaux exigus bordés de décors vaporeux.

En fait le lisible s’efface devant une technique audiovisuelle réfrigérante.

D’emblée, et c’est très regrettable, une réelle sensation de réduction spatiale saisit le visiteur qui s’interroge alors sur le pourquoi, quand il voit par ailleurs le volume impressionnant d’espace dont dispose la Cité des sciences.

C’est en quelque sorte comme si on avait, inconsciemment peut-être, voulu « cacher-tout-en-montrant » l’œuvre de Darwin ; en tous cas, c’est le désagréable sentiment qui reste dans l’esprit lorsqu’on ressort de ce dédale.

Le retour du religieux en France avec ses pressions sur les pouvoirs publics et son opposition marquée à ne pas reconnaître que l’homme n’est pas une création de Dieu, pourrait être la cause de ce fâcheux déséquilibre.

Olivia Dune

Document joint :  dsc01406.jpg

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