DIEU : DE QUOI J’ME MELE

mercredi 17 décembre 2008

Cette émission diffusée récemment sur ARTE a eu l’heureux mérite d’avoir été programmée en même temps que la série sur L’Apocalypse ;

elle aura ainsi permis aux téléspectateurs de mieux comprendre ce que le principe de laïcité veut dire dans la bouche des religieux de toutes confessions ; en résumé : un principe dangereux car il relève du « satanisme », il permet entre autre « le mélange du lait avec la viande », il empêche l’Union européenne d’inscrire dans sa constitution qu’elle a « des racines judéo-chrétiennes », etc, etc… Donc il faut le modifier, le rendre « positif » ; pour cela les groupes de pression, les lobbies, des trois monothéismes s’activent dans les coulisses des Pouvoirs politiques et médiatiques ( voir à ce sujet : L’Opium du peuple, p.271 ).

En ce qui nous concerne, ici, en France, berceau de ce principe universel de coexistence, la situation est de plus en plus critique à la fois par les positions que prend le président de la République, tout à fait contraires à sa fonction, et par l’incapacité avérée des forces progressistes de se rassembler pour imposer le respect sans condition de la loi sur la Séparation des Eglises et de l’Etat, comme ce fut le cas en 1948 et en 1960.

Comment le chef de l’Etat républicain de ce pays peut-il accepter, en tant que tel, le titre de chanoine, et dans cet établissement religieux de Latran en arriver à prononcer des paroles comme celles-ci, sans que sa fonction soit remise en question :

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Nous pensons au contraire que le prêtre ne pourra jamais remplacer l’instituteur car ils vivent dans deux conceptions opposées du monde et de leur fonction : l’un s’appuie sur la raison, l’autre sur la foi ; l’un s’adresse à l’esprit, l’autre à l’âme ; l’un transmet le savoir, l’autre la superstition ; l’un enseigne, l’autre prêche ; l’un consulte les livres, l’autre ressasse Le Livre ; l’un dialogue, l’autre sermonne ; l’un récompense, l’autre bénit ; l’un prépare à l’avenir, l’autre à l’au-delà ; l’un expérimente, l’autre dogmatise ; l’un forme un citoyen, l’autre un pèlerin ; l’un respecte la laïcité, l’autre prône l’intolérance ; l’un libère, l’autre assujettit.


Commentaires

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DIEU : DE QUOI J’ME MELE
dimanche 1er novembre 2009 à 14h00 - par  Le Président

Cahors, préfère l’école publique

A l’initiative d’une maire-ajointe PCF, cette ville du Lot a choisi de ne plus subventionner les maternelles privées. Une économie de 59 000 euros reversée aux écoles publiques.

Depuis la dernière rentrée, la municipalité de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des écoles maternelles privées. Cette décision met fin à une pratique de quarante ans. L’adjointe à la vie scolaire et à la jeunesse, Marie Piqué, est à l’origine de ce changement de politique. L’élue communiste a reçu le soutien du maire Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majorité municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000 habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles privées sous contrat d’association -soit 624,30 euros pour chacun des quatre-vingt quatorze élèves inscrits dans ces établissements catholiques. « Cette somme est réinjectée dans le budget scolaire », précise Marie Piqué,… « il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, c’est aussi une affaire de valeurs politiques. J’assume le choix de la laïcité, de l’école de la République, à une époque où on oublie un peu la séparation de l’Eglise et de l’Etat. »

Si la décision de la ville de Cahors respecte la loi, qui n’oblige pas à financer les maternelles privées, elle a bien entendu provoqué un tollé à droite. Le conseil municipal du 26 juin 2009, qui délibéra sur cette question, fut très animé. Les élus de droite accusèrent Marie Piqué de « discrimination ». L’hebdomadaire catholique la Vie Quercynoise, d’habitude de meilleure tenue, dans un article intitulé La guerre des écoles relancée à Cahors ?, sombra dans une hallucinante logorrhée anticommuniste et attaqua violemment Marie Piqué.

« Tout a été décidé en concertation, répond l’adjointe à la vie scolaire. J’ai rencontré les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, tous les protagonistes de l’école. Dans les rues de Cahors, personne ne m’interpelle pour me reprocher cette décision. Au contraire, des enseignants m’ont contactée pour m’encourager dans cette voie. »

Article paru dans le journal l’Humanité, le 21/10/2009 ( Extraits )

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DIEU : DE QUOI J’ME MELE
lundi 22 décembre 2008 à 13h57 - par  Le Président

L’Association a reçu ce texte, suite à l’émission TV : Dieu : de quoi j’me mêle ! diffusée sur ARTE le 09/12/2008, et dont nous parlons aussi ci-dessus.

Oui, moi aussi j’ai regardé cette émission. J’ai été très choquée par les paroles tenues par les religieux juifs et musulmans à l’encontre des élus municipaux à propos des repas des cantines scolaires. A les écouter ils considèrent que la laïcité – et les laïques – serait en lutte contre leur religion et leurs pratiques. Mais il n’en est rien. Seulement ils ignorent – ou feignent d’ignorer – ce qu’est réellement le principe de laïcité : la République française laïque ne fait pas la guerre aux religions, tout au contraire pour maintenir une coexistence, une paix entre ses citoyens, elle permet et garantit à chacun, la liberté de pratiquer une religion dans les limites du respect de la tranquillité publique. Par contre depuis le 9 décembre 1905 elle ne reconnaît, ne subventionne ni ne salarie aucune d’elles considérant qu’elles relèvent exclusivement la vie privée de chacun. Ce qui veut dire que les élus municipaux, représentant la République, ne peuvent prendre en charge telle ou telle pratique qui concerne uniquement les us et coutumes d’une idéologie religieuse. Dans la préparation des repas, le seul critère retenu par les responsables des cantines, est celui de servir des repas de qualité en respectant l’équilibre alimentaire. Si pour satisfaire des désirs personnels, l’alimentation doit être modifiée, elle ne peut se faire que dans le cadre privé familial, dans la préparation d’une gamelle que l’élève mangera à la cantine. Responsable syndicale, je peux dire que tous les jours, pour ne prendre qu’un exemple, sur tous les chantiers du bâtiment de France et de Navarre, les travailleurs, quand vient l’heure de midi, mangent aussi leur gamelle préparée avec soin, et ce qu’ils soient de la chapelle ou qu’ils n’en soient pas.

Alors messieurs, les Imams et messieurs les rabbins, si vous êtes citoyens de la République, vous avez, comme nous tous, le devoir d’en respecter les lois.

Cessez d’indisposer les élus locaux, remisez votre intolérance et tout ira pour le mieux.

Annie GEORGE

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