La séparation de l’église et de l’état : l’idée à 140 ans

vendredi 1er avril 2011

Voilà 140 ans jour pour jour que pour la première fois dans l’histoire de la France un gouvernement, celui de la Commune de Paris, votait le 3 avril 1871 le décret de séparation de l’Église et de l’État. ( Ci-dessous l’affiche placardée sur les murs de Paris )

Il nous a semblé important de rappeler ce fort moment de notre histoire, qui sera définitivement adopté trente quatre ans plus tard par la Loi du 9 décembre 1905, par les républicains de la troisième République, et qui reste toujours un modèle d’idéal universaliste pour la coexistence des opinions entre les citoyens.

Pourtant ses adversaires ne désarment pas et n’ont de cesse de vouloir la « réviser », la faire « évoluer », « l’adapter », la « positiver », répétant avec impatience, tels les dignitaires religieux qui ont signé cette « Tribune » du 20 mars dernier : « La Loi de 1905 est déjà plus que centenaire. » sous-entendant par là que « ses principes restent toujours perfectibles » c’est-à-dire qu’il est nécessaire de les changer, voir de les dénaturer.

Ils sont sourds à cet appel qui exige pour le bien vivre de tous, que Dieu et les religions restent, comme la Loi le fixe par son Article 2, du seul domaine de la vie privée de chacun ; que la République ne peut intervenir en aucune manière dans le fonctionnement, l’organisation, les relations entre les individus ou les différents mouvements cultuels ; sauf à y rétablir l’ordre public si celui-ci se trouvait menacé.

Et cela est valable aussi pour nous qui sommes exempts de Dieu et de culte et nous l’acceptons ! Mais on sait bien que la tolérance n’est pas leur pain quotidien.

Le président.


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