Lettre ouverte à M. Manuel Valls

mardi 30 octobre 2012

A propos de la maison des cultes...

Lire LA REPONSE DU MINISTRE DE L’INTERIEUR


La réponse du ministre :


LOI n° 1114 du 25 décembre 1942

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Lettre ouverte à M. Manuel Valls
samedi 3 août 2013 à 15h51 - par  Annie Gardères

Vive les « Maisons des cultes » !

La proposition selon laquelle églises et autres édifices religieux appartenant à l’État pourraient désormais être assignés aux différents cultes, à l’instar des Maisons de la culture, est en elle-même séduisante car elle solutionnerait intelligemment l’intégration des musulmans, au lieu d’essayer de triturer en tous sens la loi de 1905 au risque d’en dénaturer son principe et de plonger alors la France dans une turbulence civile incommensurable.
Une telle idée, si elle devait être portée aux suffrages des citoyens serait certainement approuvée en masse tant ils en ont assez de ces discussions incessantes et des troubles qu’elles engendrent.

L’histoire de notre pays nous a appris qu’une situation analogue se produisit dans les années terribles précédant les « Guerres de religion ». Il y eut en effet dans certaines contrées rurales, ainsi dans le Sud-ouest où l’église, lieu du culte catholique, étant le seul édifice religieux servit aussi de lieu de culte pour les huguenots ; sans doute les rapports sociaux entre possédants fonciers rendirent-ils la chose possible. Mais ces cas ne firent pas règle tant l’intolérance des uns et des autres figea toute autre tentative et enclencha au contraire les massacres que l’on sait.

Mais dans la France d’aujourd’hui, fille aînée des Lumières, on serait en droit de penser que toutes ces chicaneries sont désormais du domaine du passé ! Que des hommes nouveaux portés par les idées émancipatrices de la Révolution contenues entre autres dans la Déclaration des droits de l’homme ont façonné des croyants plus avisés prêts à établir entre eux des rapports de tolérance réciproque !

Bien qu’il ait répondu au courrier qu’on lui a adressé, il y a gros à parier que Monsieur Valls, n’osera pas retenir cette proposition : la Gauche, disons « girondine » à laquelle il appartient, pour rester dans la comparaison, s’est engagée, tout comme la Droite, dans un dialogue flou, ambigu avec les cultes afin de répondre à leurs jérémiades continuelles …
Ainsi ce 18 juillet il se rendit à la Grande Mosquée de Lyon pour y déclarer que « Les valeurs de la République imposent que chacun puisse librement pratiquer sa religion » et que « La laïcité n’est en aucun cas une négation de la spiritualité… Elle est l’expression d’une exigence de tolérance et de neutralité. » Il a raison de rappeler que la liberté d’opinion, même religieuse, est garantie par la loi ; mais pour être tout à fait dans la Raison, il oublie de citer intégralement la loi, et c’est là où l’ambigüité s’installe alors dans les esprits : car il est précisé que cette liberté peut s’exprimer « pourvu que sa manifestation ne trouble pas l’ordre public. » ; c’est-à-dire le vivre ensemble dans la tranquillité publique, la paix et la sécurité . Or, ce n’est pas encore le cas. Par exemple la présence dans les rues de femmes musulmanes portant encore la burqua, c’est-à-dire le visage totalement dissimulé par un voile, soit par ignorance ou par défi, soulève des réactions qui dégénèrent, on vient de le voir, en désordre public, en « émeutes » même pour la « presse people » qui en rajoute une couche sur l’islamophobie.

Il en est de même dans l’utilisation du terme « tolérance » qui peut créer des confusions de sens dans ce contexte car la laïcité n’est ni tolérante ni intolérante ; elle est l’expression d’une loi constitutionnelle plaçant toutes les options spirituelles dans le domaine de la vie privée par rapport à la chose publique, c’est-à-dire la République et exige donc le respect de tous les citoyens ; car si la République, ou « L’autorité », comme le disait en 1789 Mirabeau, tolère, elle pourrait aussi bien ne pas tolérer. » Partant, quand on dialogue avec les cultes il vaut mieux éviter l’utilisation de ce nom sachant que ce n’est pas à la République à s’adapter aux cultes, mais aux cultes à s’adapter à la République !

Après tout les maires des communes ne sont-ils pas les représentants de l’État ? Pourquoi ne prennent-ils pas l’initiative de tenter avec leurs administrés de mettre en application une telle proposition ? Les églises d’avant la loi de 1905 appartiennent bien aux dites communes. Alors quoi ! Un peu de démocratie participative locale, essayons d’amorcer un débat critique au lieu d’attendre des gouvernements successifs un hypothétique aval. De l’audace, mesdames et messieurs les édiles, de l’audace !

Annie GARDÈRES

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Lettre ouverte à M. Manuel Valls
dimanche 17 février 2013 à 10h03 - par  sylvaine

Abrogez la loi pétainiste du 25 décembre 1942 !

Si Monsieur Valls, ministre de l’Intérieur, a proposé dans son allocution à Strasbourg : « de trouver des modes permettant de financer leur construction ( mosquées ) dans le cadre de la loi de 1905 », c’est qu’il a bien réfléchi à la question. Et pour cause, il est important de le rappeler ici, il fut parmi les personnalités auditionnées en 2006, comme député socialiste de l’Essonne, maire d’Evry, par la fameuse Commission Machelon, que vous citez fort justement, mise en place par Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur et des Cultes.

Ce dernier, en avait fixé très précisément les buts qui étaient entre autres de chercher : « Les modalités des relations entre les communes et les cultes, en ce qui concerne le régime de la construction et de l’aménagement des lieux de culte. »

Aujourd’hui donc Monsieur Valls, ministre socialiste, n’hésite pas à reprendre au vol le relai de son prédécesseur et continue de penser qu’il pourra remanier cette loi ; et cela au mépris de ses camarades républicains socialistes de 1905 dont l’effort, la ténacité, la générosité, dans leurs luttes permanentes ont permis que la puissance publique fasse valoir ce qui est commun à tous, et uniquement cela ; plaçant ainsi les religions dans le strict domaine de la vie privée de chacun. Allez ! Sans doute sollicitera-t-il ensuite de son successeur à la mairie d’Evry qu’une rue porte le nom de Jean Jaurès.

Ceci est d’autant plus grave que son « mode » d’intervention désigne le point le plus fondamental de la loi mentionné par la dite Commission : « Autoriser formellement l’aide directe à la construction de lieux de culte ». Carrément !

Pour cela, il est proposé de modifier l’Article 19 de la loi de 1905, Titre III, Des édifices du culte, dernier alinéa, « en étendant à la construction » la dérogation prévue seulement pour les réparations. Énorme !

Mais ce que la Commission oublie de mentionner – en vérité, feint d’oublier –, et par là-même Monsieur Manuel Valls, c’est que le texte de ce dernier alinéa n’est pas dans la loi de 1905, mais dans une loi qui a été ajoutée là bien après, à une époque où la France n’était plus en République, savoir le 25 décembre 1942 sous l’État français dirigé par le maréchal Pétain. ( voir le texte ci-dessous ).

Par conséquent, aujourd’hui, cette loi n°1114 portant modification de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État, ne peut être, de droit, prise en considération et doit être abrogée et retirée in-extenso, rapido-presto .

En outre on remarquera dans le libellé de l’Article 2 de cette loi une étrange anomalie de langage dans l’association des termes culte et public ; en effet écrire : « édifices affectés au culte public » est un contresens ; car ce n’est pas le culte qui est public, mais l’édifice. Il fallait donc écrire comme cela est sous le Titre III, Des édifices des cultes, de la loi de 1905 : « édifices servant à l’exercice public du culte  ».

Allons ! Que chacun recouvre sa raison et que l’on conserve ici-bas cette République telle qu’elle est avec son principe de laïcité, faite pour tout le peuple, elle libère le droit de ce qui divise les hommes.

A notre tour de parler, nous athées !

Nous n’avons pas eu l’honneur d’être « auditionnés »

alors nous demandons celui d’être entendus :

Retirez de la loi de Séparation des Églises et de l’État

la loi pétainiste du 25 décembre 1942 !

LOI n° 1114 du 25 décembre 1942

Brèves

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