Retour à MARX, Pour une société post-capitaliste

mardi 9 avril 2013

Le dernier ouvrage de notre ami et philosophe Yvon Quiniou vient de sortir en librairie ; ce n’est peut-être pas un hasard de date, mais il est le bienvenu à cet instant même où l’on honore la pensée et l’apport de Marx, puisqu’il s’intitule Retour à MARX, Pour une société post-capitaliste ( Paris, Buchet-Chastel,2013,164 pages, 15 € ).

JPEG - 91.9 ko

« Ce livre n’est pas une thèse ou une somme érudite sur le communisme destinée aux spécialistes de Marx…Il est et se veut seulement un essai politique résolument engagé, mais rigoureusement argumenté sur le plan théorique, en faveur du communisme à partir de Marx tel qu’il faut le comprendre et qu’on ne l’a pas compris ou, en tout cas, pas appliqué.
Il est donc aussi une intervention passionnée dans le débat idéologique actuel, qui entend faire pièce à l’hégémonie intellectuelle que le libéralisme tend à imposer aux esprits depuis l’effondrement du système soviétique, à laquelle ceux qu’on appelle les « socialistes » français n’ont pas su résister… » ( Avant-propos. Extraits )


Commentaires

Logo de Laurent Gensac
Retour à MARX, Pour une société post-capitaliste
vendredi 10 mai 2013 à 10h57 - par  Laurent Gensac

Pour une société post-capitaliste

Le sous-titre du livre d’Yvon Quiniou interpelle bien évidemment tous les citoyens de gauche, à la gauche du PS. Ils courent après cela depuis si longtemps, en mettant en œuvre des moyens appropriés, du moins le pensent-ils, mais bien insuffisants ou inefficaces puisqu’ils n’aboutissent, hélas, jamais à cette société post-capitaliste si souhaitée.

Il semble que ce soit encore le cas tant la politique sociale pratiquée par François Hollande depuis un an, pourtant investit par l’ensemble de la gauche – ce n’est pas le lieu ici d’en discuter – ne présente pas, pour l’instant, de notoires différences de fond de celle pratiquée par son prédécesseur ; il en est de même de la politique internationale, par exemple dans le Moyen Orient : « Il faut que Bachar el-Assad s’en aille. » déclara-t-il en rentrant de chez Obama, ce qui signifie un alignement total sur le droit d’ingérence étatsunien, qui n’est autre que le masque de la barbarie néocolonialiste.

En somme, il applique en politique la méthode du « coucou » chassant l’occupant de son nid pour s’y installer, s’y reproduire mais sans y changer rien.

Évidemment les sarkozystes jacassent à côté du nid, mécontents de voir que Hollande leur a volé leur programme et crient contre tout ce qui bouge à Matignon.

Mais, dans la gauche opposante, dans ce FDG, est-on déjà fixés les uns et les autres, les partis, les mouvements, les associations, les syndicats sur la nature même de cette nouvelle société post- capitaliste, dont celle que nous subissons encore devrait en être en quelque sorte l’accoucheuse ; le changement sera-t-il radical ou seulement réformiste, y aura-t-il un renversement ou une collaboration de classe ou, est-ce que le mouvement réel socialo-Front de Gauche saura abolir l’état actuel des choses ?

C’est regrettable mais on sait bien que les propositions, les idées fortes de ce mouvement réel – le livre de notre ami en fait partie – ne sont connues que d’une minorité de citoyens.

Les grands diffuseurs de l’information que sont la radio, la télévision et la presse écrite ( ce qu’il en reste ) ne sont plus, dans leur majorité, crédibles dans les faits qu’ils rapportent ou commentent tant ils sont tronqués, oubliés, déformés, dilués, faussés, déplacés dans l’importance qu’ils devraient avoir.

Le livre bien sûr est là et c’est très bien, il demeure indispensable, il en faut, il a son pouvoir ; il tuera l’édifice comme Hugo le faisait dire à l’abbé Frollo désignant la cathédrale de Paris.

Mais aujourd’hui, pour mettre en mouvement une force de persuasion capable d’atteindre à l’efficacité, il n’est pas suffisant ; il doit nécessairement avoir un prolongement sous d’autres formes de supports de l’information, notamment par une lucarne dans le paysage audiovisuel. Une lucarne du FDG, afin de se passer de ces chiens de garde ou de ces experts en mensonge qui formatent l’information à leur gré ; une lucarne avec des gens de chez eux qui s’adresseront à tous ceux qui demandent à comprendre et à participer à ce que sera cette société post-capitaliste émancipatrice dans une France pourvue d’une nouvelle république, d’une nouvelle Constitution et aussi d’une Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789 adaptée à cette future société.

Quand on peut avoir près de 4 millions de téléspectateurs prêts sans aucun doute à verser une participation mensuelle pour cela, il faut réfléchir sérieusement à la chose.

Brèves

20 février 2013 - La bonne idée

Émergeant a contrario du flot de banalités déversées par les medias en ce début d’année, nous avons (...)

1er décembre 2011 - Bessières

Le pianiste, accordéoniste et compositeur Louis BESSIÈRES vient de décéder à l’âge 98 ans. Si (...)